Matériel sensoriel utilisé en orthophonie : sélection et utilisation

Matériel sensoriel utilisé en orthophonie : sélection et utilisation

Dans l’univers de l’orthophonie, l’utilisation du matériel sensoriel s’est imposée comme une pratique incontournable pour stimuler, rééduquer et accompagner les patients souffrant de troubles du langage ou de la communication. Alors que la diversité des besoins explose en 2025, aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte, orthophonistes, parents et enseignants rivalisent de créativité pour sélectionner les équipements les plus adaptés. Entre innovations thérapeutiques et plaisir du jeu, la frontière s’estompe : toupies colorées Goki, lampes Pabobo apaisantes, tentures sensorielles inspirées par Moulin Roty, la variété proposée sur le marché (JouéClub, Ludi, Béaba…) ouvre le champ des possibles. Mais quels critères guider le choix du dispositif sensoriel ? Comment structurer son utilisation pour optimiser l’engagement et l’attention ? Loin d’une simple collection de gadgets, le matériel sensoriel en orthophonie soulève aujourd’hui des questions stratégiques sur la pédagogie, l’éveil, l’autonomie et même le plaisir d’apprendre. Tour d’horizon de ces outils, entre efficacité prouvée et audace ludique.

Panorama des types de matériel sensoriel en orthophonie : diversité et innovation en 2025

Le paysage du matériel sensoriel utilisé en orthophonie n’a jamais été aussi foisonnant. Pourtant, il ne s’agit pas d’accumuler les supports, mais de répondre à des besoins précis. La diversité s’étend aujourd’hui des objets tactiles traditionnels tels que les balles à picots ou les toupies Goki, aux jeux high-tech basés sur la réalité augmentée, en passant par les équipements multi-sensoriels intégrant lumières et sons adaptés.

Le choix d’une tente de jeu sensorielle de Moulin Roty ou d’un set de toupies de DJECO n’est jamais anodin : il s’agit de stimuler le cerveau tout en répondant à une problématique individuelle, qu’il s’agisse d’hypo- ou d’hyperactivité sensorielle, ou encore d’un trouble du spectre de l’autisme. Les orthophonistes privilégient ainsi :

  • Les kits tactiles variés (textures, formes, densités)
  • Les objets lumineux Pabobo pour l’apaisement ou la sollicitation visuelle
  • Les jeux sonores de type Klorofil ou Béaba pour l’éveil auditif
  • Les modules d’oralité (pailles, embouts de mastication) pour la rééducation bucco-faciale
  • Les cartes et fiches d’exercices de discrimination sensorielle

Cette diversité répond au fait que chaque profil sensoriel est unique. Prenons l’exemple de Ludi : ses cubes tactiles permettent d’affiner la coordination œil-main chez l’enfant dyspraxique, tandis que les jeux de société sensoriels de JouéClub favorisent l’intelligence collective pour des adolescents avec un trouble de l’attention. Les outils numériques ouvrent quant à eux la voie à un accompagnement personnalisé et interactif, où l’ajustement se fait en temps réel selon la réponse du patient.

Type de matériel Fonction principale Public privilégié Exemple de marque
Toupies sensorielles Stimulation proprioceptive, concentration Enfants TDAH Goki, DJECO
Objets lumineux Apaisement, développement visuel Enfants TSA Pabobo
Tente de jeu Exclusion sensorielle, refuge Tout âge, autisme Moulin Roty
Embouts de mastication Stimuler la zone buccale Troubles oro-myofonctionnels Béaba
Jeux de société sensoriels Compétences sociales, gestion émotionnelle Enfance, adolescence JouéClub, Ludi

Les innovations reposent donc sur la coexistence harmonieuse de plusieurs dimensions sensorielles. Loin de cloisonner les outils par âge ou par trouble, l’orthophonie moderne encourage leur adaptation à la singularité sensorielle de chaque patient, tirant parti de nouveautés commercialisées chaque année.

Du matériel « classique » aux outils numériques : faut-il tout réinventer ?

Le contraste entre le matériel traditionnel et l’émergence des technologies numériques pose question aux praticiens. Faut-il délaisser la mallette de toupies Goki ou de figurines Klorofil ? Ou au contraire, envisager une hybridation intelligente pour mieux capter l’attention et accompagner le progrès ?

Les réalités de terrain montrent qu’un patient autiste, par exemple, bénéficiera d’une tente de jeu sensorielle tout autant que d’une tablette proposant des exercices virtuels. Cette complémentarité justifie, en 2025, que les orthophonistes conservent le meilleur des deux mondes, souvent en sollicitant les parents pour adapter le matériel à domicile.

  • Exploiter la solidité des outils traditionnels (longévité, résistance dans le temps)
  • Intégrer la flexibilité des solutions numériques (personnalisation, suivi, ludification)
  • Encourager la rotation du matériel pour maintenir l’intérêt et éviter la lassitude thérapeutique

L’innovation en matière de matériel sensoriel en orthophonie n’implique pas l’exclusion du passé, mais une adaptation dynamique aux attentes et à la plasticité du cerveau. L’équilibre se situe précisément entre utilité thérapeutique et attrait « coup de cœur ».

Critères de sélection du matériel sensoriel en orthophonie : pertinence, sécurité et polyvalence

Sélectionner le matériel sensoriel en orthophonie n’est pas une décision à prendre à la légère. Plusieurs balises sont essentielles pour éviter l’achat d’objets décoratifs ou, pire, inadaptés. La pertinence clinique prime, car chaque séance doit répondre à un objectif thérapeutique. Pour cela, orthophonistes et parents fondent leur choix sur une série de critères évalués de manière rigoureuse :

  • Analyse du besoin sensoriel : hypo- ou hypersensibilité ?
  • Âge et profil moteur/cognitif du patient
  • Solidité et sécurité du matériau (Béaba, Goki et Ludi sont reconnus pour la robustesse de leurs produits)
  • Capacité à moduler l’intensité de la stimulation (ex : lampe Pabobo réglable)
  • Mise en place et nettoyage faciles (essentiel pour un matériel réutilisé régulièrement)

Par exemple, une toupie sensorielle Goki, solide et ergonomique, sera préférée pour un enfant présentant des gestes imprévisibles, alors qu’une tente de jeu sensorielle Moulin Roty offrira un refuge doux et enveloppant aux enfants souffrant de surcharge.

Critère Pourquoi c’est crucial Exemple d’application
Pertinence Éviter les distractions non constructives Privilégier une toupie simple pour un TDAH
Sécurité Limiter les risques d’ingestion, blessure Choisir Béaba pour ses embouts sans BPA
Polyvalence Adapter à plusieurs troubles/comorbidités Tente de jeu multi-sensorielle Ludi
Nettoyage facile Limiter les contaminations croisées Objets Pabobo lavables en surface

L’argumentation autour de ces critères s’ancre dans la réalité du cabinet, mais aussi dans l’usage au quotidien par les familles. Un parent racontait : « Notre tente de jeu Moulin Roty a transformé les crises sensorielles de notre fille, car elle sait s’y retirer quand tout devient trop bruyant. » Cette capacité du matériel à répondre à un réel besoin illustre à quel point la sélection ne doit rien au hasard.

Par ailleurs, la conformité aux normes européennes est désormais un passage obligé : l’étiquetage CE est scruté, notamment chez JouéClub, Goki et DJECO. Le moindre doute sur la toxicité interdit le choix d’un équipement.

L’attractivité du produit, atout ou piège ?

Bien souvent, l’esthétique joue un rôle clé dans l’adoption du matériel sensoriel, pour le meilleur… ou parfois au détriment de la thérapie. Des marques comme DJECO et Moulin Roty misent sur des coloris et finitions irrésistibles, mais l’outil doit rester avant tout thérapeutique. Pourtant, l’engagement de l’enfant ou de l’adolescent dépend largement de son attirance pour l’objet, d’où une subtile équation à résoudre.

  • Favoriser l’intérêt par des designs ludiques (ex : la toupie Klorofil en forme d’animal)
  • Miser sur la nouveauté pour stimuler l’attention
  • Eviter les gadgets qui détournent du but éducatif

En somme, la sélection du matériel sensoriel relève autant de la rigueur que du flair pédagogique. C’est le croisement de la sécurité, de la pertinence animée par l’attractivité, qui fait la différence et déclenche des séances efficaces et enrichissantes. Ainsi préparé, le terrain est propice pour aborder les multiples usages du matériel sensoriel dans la rééducation orthophonique.

Applications du matériel sensoriel en séance d’orthophonie : stimulation, apaisement et éveil

L’usage du matériel sensoriel en séance orthophonique est loin d’être anecdotique : il guide, structure et dynamise l’intervention selon les besoins repérés. Chaque orthophoniste conçoit une trame personnalisée, variant outils et techniques. Trois champs d’application dominent :

  • La stimulation sensorielle ciblée (visuelle, auditive, tactile…)
  • L’apaisement lors des crises d’agitation ou de l’anxiété
  • L’éveil (émergence de l’attention, curiosité, motivation à la tâche)

Dans la pratique, un enfant présentant un retard de langage pourra explorer un panier sensoriel composé de toupies Goki de différentes textures, tandis qu’un adolescent avec autisme pourra se recentrer sous une tente sensorielle signée Moulin Roty après une surcharge émotionnelle.

Application Description Outil privilégié Exemple thérapeutique
Stimulation tactile Sollicitation des récepteurs cutanés Balles Ludi, toupies DJECO Exploration de textures pour enrichir le vocabulaire sensoriel
Apaisement Diminution du stress Lampes Pabobo, tente Moulin Roty Utilisation lors de moments d’agitation
Eveil attentionnel Elicitation de l’intérêt par la nouveauté Jeux Klorofil, jeux de société JouéClub Début de séance pour capter l’attention

Ces approches sont flexibles : le même objet peut être utilisé différemment selon le moment ou l’humeur du patient. Une toupie sensorielle stimule au début, apaise à la fin. Cette réversibilité justifie l’investissement dans un matériel polyvalent plutôt que dans des outils à usage unique.

Le jeu sensoriel : moteur de progrès invisible

Les jeux sensoriels, loin d’être de simples passe-temps, recèlent un potentiel thérapeutique immense. Par exemple, un plateau Pabobo combiné à des accessoires géométriques Ludi permet de travailler la discrimination visuelle, le motricité fine et l’autonomie d’enchaînement. Les jeux de société DJECO stimulent quant à eux la verbalisation dans une ambiance détendue.

  • Travailler l’alternance d’attention et l’inhibition comportementale par le jeu
  • Favoriser la prise de parole en groupe avec des jeux Klorofil ou JouéClub
  • Stimuler l’expression émotionnelle à travers des objets sensoriels colorés

Cette approche encourage à repenser la frontière ludique/thérapeutique, en la valorisant comme un tremplin vers l’acquisition de compétences fondamentales. L’argument principal à retenir : l’enfant apprend mieux quand il ne sent pas la contrainte didactique, mais le plaisir de la découverte.

Le matériel sensoriel pour les troubles du neurodéveloppement et les pathologies spécifiques

Dans le contexte des troubles du neurodéveloppement (TSA, TDAH, dysphasie, etc.) et des pathologies acquises (aphasie, traumatismes crâniens), le matériel sensoriel devient un levier ciblé pour personnaliser la prise en charge. Loin de la solution miracle, ces outils doivent s’inscrire dans un projet thérapeutique structuré.

Les professionnels s’appuient sur des éléments comme :

  • Les toupies et balles sensorielles pour l’autorégulation motrice et la diminution de l’anxiété
  • Les objets lumineux Pabobo pour instaurer des repères visuels rassurants
  • Les embouts buccaux de mastication Béaba dans les troubles oro-myofonctionnels
  • Les jeux sonores ou tactiles adaptatifs pour maintenir l’attention chez des profils à fluctuations rapides

Un cas d’étude issu d’une plateforme spécialisée : un enfant atteint de TDAH s’est vu proposer un plan d’activités alternant jeux moteurs JouéClub et tentes de retrait Moulin Roty. Le principe ? Offrir une alternance entre périodes d’excitation contrôlée et temps de récupération calme, afin d’optimiser l’engagement thérapeutique.

Pathologie/trouble Type de matériel privilégié Objectif clinique Marque de référence
Trouble du spectre de l’autisme Tente de jeu sensorielle, balles tactiles Ségrégation sensorielle/réduction de la surcharge Moulin Roty, Ludi
TDAH Toupies, objets « à triturer » Favoriser la concentration, canaliser l’énergie Goki, DJECO
Dysphasie/aphasie Jeux sonores, fiches de langage Travailler la compréhension et l’expression Klorofil, JouéClub
Troubles oro-myofonctionnels Embouts, pailles, jeux bucco-faciaux Stimuler la musculature orofaciale Béaba

L’orthophonie en 2025 mise donc sur une modularité extrême : un même outil (toupie sensorielle Goki) trouve sa place autant dans la gestion de l’agitation que dans celle de l’inhibition, selon qu’il est tourné vers le jeu d’action ou la routine d’apaisement.

Maintenir la motivation chez l’enfant et l’adolescent : un parcours semé d’ajustements

L’expérience de nombreux praticiens l’atteste : la nouveauté et la diversité du matériel favorisent l’adhésion sur le long terme. Introduire régulièrement de nouveaux objets (par exemple une toupie Klorofil ou une lampe Pabobo innovante) permet de relancer l’intérêt et donc la motivation à participer. Si le renouvellement excessif peut nuire à l’établissement des routines sécurisantes, l’équilibre passe par l’observation attentive de la réponse individuelle à chaque outil.

  • Alterner modèles et couleurs (series limitées DJECO, éditions Moulin Roty, etc.)
  • Introduire des variantes de jeux sensoriels pour éviter la lassitude
  • Impliquer l’enfant dans le choix du matériel (empowerment thérapeutique)

En finalité, là où certaines pathologies imposent la rigueur, la créativité et l’écoute gardent toute leur place pour garantir le succès du parcours orthophonique et sensoriel.

Matériel sensoriel, inclusion scolaire et continuité entre cabinet et famille

L’usage du matériel sensoriel en orthophonie prend une portée particulière dans le contexte scolaire et familial, où il devient vecteur d’inclusion et de continuité. L’enjeu ? Uniformiser les repères et renforcer les stratégies d’adaptation, de l’école au domicile.

Plusieurs dispositifs répondent à ces objectifs :

  • Les trousses de matériel nomades (mini-toupies Goki, balles Ludi, lampes Pabobo portatives)
  • L’installation de tentes de jeu dans la classe pour les temps calmes
  • L’adoption de jeux de société collaboratifs JouéClub pour développer le langage en groupe
  • L’utilisation de supports visuels DJECO pour structurer la communication

Cette transversalité est défendue par nombre d’enseignants spécialisés. À Paris, un collège a récemment installé plusieurs tentes sensorielles Moulin Roty dans ses classes d’accueil et propose même des formations sur l’utilisation optimale des kits Béaba auprès du corps enseignant et des familles.

Lieu d’usage Type de matériel Impact attendu Recommandation
Cabinet Matériel multi-sensoriel Séances structurées et mesurables Kit complet par trouble
École Tente de jeu, jeux collaboratifs Meilleure gestion des émotions Intégration à la routine scolaire
Domicile Objets apaisants (Pabobo), fiches d’exercices Continuité des apprentissages Adaptation selon l’espace familial

L’inclusion n’est donc pas un effet de mode : elle suppose une harmonisation constante des outils, mais aussi une implication active des familles. Autrement dit, ce sont les petites routines (par exemple une toupie sensorielle à glisser dans la poche pour les temps de stress) qui font la grande différence au quotidien.

Quels obstacles en 2025 ? Flexibilité et résilience comme réponse

Si l’essor du matériel sensoriel facilite l’inclusion, il reste des obstacles : coût parfois élevé, formation inégale, résistance de certains enseignants à l’innovation. Pourtant, la généralisation des partenariats entre cabinets, écoles et distributeurs (JouéClub, Pabobo, DJECO) favorise le partage des ressources et le développement d’une réponse sur mesure.

  • Mettre en place des réseaux de mutualisation du matériel entre établissements partenaires
  • Programmer des séances d’information et de démonstration à destination des familles et éducateurs
  • Favoriser la co-construction des outils via des ateliers participatifs

Le message à retenir : c’est la flexibilité des solutions et la résilience des intervenants qui assurent la pérennité des avancées en inclusion sensorielle. L’orthophonie, désormais pleinement « hors les murs », accompagne familles et enfants d’un lieu à l’autre sans perdre de vue la santé sensorielle globale.

L’impact du matériel sensoriel sur la motivation, l’autonomie et les apprentissages

L’un des apports les plus significatifs du matériel sensoriel en orthophonie réside dans sa capacité à stimuler la motivation intrinsèque de l’apprenant, chez l’enfant aussi bien qu’à l’âge adulte. Le plaisir ressenti lors de la manipulation d’une toupie Goki, l’effet apaisant de la lumière douce d’une lampe Pabobo, ou la satisfaction de voir ses progrès grâce à un jeu éducatif DJECO, contribuent à forger une dynamique d’apprentissage solide et durable.

  • Rendre les exercices moins rébarbatifs par la dimension ludique
  • Renforcer la confiance en soi via la réussite dans le jeu
  • Créer un climat sécurisant propice à la prise de risque thérapeutique

L’effet n’est pas limité à l’instant de la séance. Il s’agit d’un véritable levier d’autonomisation : les enfants équipés de matériel sensoriel à domicile parviennent plus vite à auto-réguler leurs réactions, à s’isoler en cas de surcharge (grâce à une tente Moulin Roty, par exemple), ou à gérer le stress par des objets de réassurance tactile (toupies, balles, cubes Ludi).

Effet recherché Matériel adapté Mécanisme sous-jacent Exemple d’usage
Augmenter la motivation Jeux colorés DJECO, lampes Pabobo Stimulation sensorielle positive Démarrage de la séance avec un objet « coup de cœur »
Encourager l’autonomie Tente de jeu Moulin Roty, outil portable Construction d’un espace refuge personnel Pause sensorielle à l’école ou à la maison
Renforcer l’attention Toupies Goki, jeux sonores Klorofil Modulation de la stimulation en temps réel Alterner phases actives et passives au fil de la séance

Le constat s’impose : un matériel choisi pour ses qualités sensorimotrices impacte positivement aussi l’estime de soi et la persévérance. La relation de confiance avec l’orthophoniste se trouve renforcée par la complicité autour du « jeu sérieux ». La subjectivité de l’enfant – sa capacité à dire ce qui lui plaît ou non – devient dès lors un moteur de progression, loin du rapport descendant qui prévalait auparavant.

Adapter constamment pour éviter la saturation et l’effet « routine »

Si l’exploitation du matériel sensoriel est un formidable levier, la vigilance reste de mise : la sur-activité, la lassitude, voire la confusion entre moment de jeu libre et activité thérapeutique, peuvent altérer l’efficacité des séances. Ainsi, l’argument d’un usage raisonné et planifié s’impose ; alterner l’introduction de nouveaux outils (nouveaux motifs de toupies, kits Klorofil inédits) permet de maintenir une mobilisation constante de l’attention sans tomber dans le piège de la routine stérile.

  • Programmer des séquences courtes avec rotation du matériel
  • Laisser l’enfant proposer des variantes ou détourner l’objet de sa fonction initiale, sous réserve d’accord thérapeutique
  • Évaluer régulièrement la pertinence des équipements via le retour du patient et de la famille

En choisissant l’adaptabilité, la motivation se pérennise, donnant à l’enfant (ou à l’adulte) une place active dans son propre parcours thérapeutique, ce qui constitue la clé d’un apprentissage réussi et significatif.

Coordination entre orthophonistes, familles et partenaires dans l’usage du matériel sensoriel

L’efficacité de l’utilisation du matériel sensoriel en orthophonie repose fondamentalement sur la coopération entre les différents acteurs du parcours de soin. À l’heure où les troubles s’accompagnent souvent de comorbidités (TSA, TDAH, DYS…), la réussite passe par une articulation fine entre orthophonistes, familles et partenaires (écoles, éducateurs, distributeurs spécialisés comme JouéClub).

Plus que jamais, la circulation de l’information et la coordination des outils apparaissent décisives :

  • Échanges réguliers sur l’efficacité des dispositifs utilisés (par exemple, journaux de suivi partagés pour évaluer l’impact d’une lampe Pabobo ou d’un jeu de société sensoriel)
  • Formation des familles à l’utilisation et à l’entretien du matériel pour garantir la continuité à la maison
  • Création de groupes d’entraide ou d’ateliers (animés par Moulin Roty ou Béaba) pour découvrir et tester de nouveaux équipements sensoriels

Une anecdote fréquente en 2025 : après une démonstration de tente sensorielle lors d’un atelier collaboratif, plusieurs parents s’accordent à généraliser l’usage de cet espace refuge au domicile, alors que jusqu’alors les crises sensorielle étaient gérées de manière improvisée.

Acteur Rôle spécifique Outil privilégié Impact escompté
Orthophoniste Choix et adaptation du matériel en séance Matériel varié (toupies, jeux, lampes…) Efficacité thérapeutique ciblée
Famille Suivi et généralisation du matériel à la maison Jeux nomades, kits pratiques Renforcement de l’autonomie et de la confiance
Partenaires extérieurs Partage et mutualisation des ressources Jeux collaboratifs, matériel inclusif Uniformisation des repères sensoriels

La coordination peut s’appuyer sur des supports numériques : création de groupes Messenger, plateformes collaboratives liées à des distributeurs comme JouéClub ou Pabobo, applications de suivi des progrès sensoriels. Cette dynamique collective ancre l’efficacité du matériel dans la durée et évite les ruptures dans la progression.

Former les adultes pour des usages adaptés et pérennes

Il ne suffit pas de disposer d’un excellent matériel pour garantir le succès. Encore faut-il que les adultes sachent s’en servir et l’adapter à chaque contexte : induction sensorielle à la maison, apaisement rapide à l’école, entretien et renouvellement réguliers. Les marques comme Béaba ou Ludi proposent désormais des ateliers physiques ou en ligne afin de familiariser les familles à ces techniques et d’assurer la transmission des bons gestes.

  • Sensibiliser à la nécessité d’une gestion raisonnée de la stimulation sensorielle
  • Informer sur l’entretien et le renouvellement du matériel (limite d’usure, remplacement, nettoyage)
  • Réaliser des retours d’expérience collectifs pour capitaliser sur les réussites et les ajustements nécessaires

L’argument à souligner : les enfants progressent d’autant mieux que les adultes sont confiants, formés et impliqués. La meilleure stratégie sensorielle reste celle d’une alliance solide entre tous les partenaires du parcours orthophonique.

Prospective : les tendances du matériel sensoriel en orthophonie pour les prochaines années

La sélection et l’utilisation du matériel sensoriel en orthophonie ne cessent d’évoluer. Repérer les tendances émergentes, c’est anticiper les besoins cliniques, pédagogiques et ludiques d’une population de plus en plus diversifiée. L’année 2025 témoigne d’un essor des technologies hybrides et de l’éco-conception, que ce soit chez Goki, Ludi ou DJECO.

  • L’apparition de kits connectés : jeux sensoriels synchronisables avec des applications, permettant le suivi à distance des progrès et l’adaptation en temps réel de la difficulté
  • L’éco-responsabilité : matériaux durables, réparabilité facilitée, recyclage accru (Ludi s’est distingué en lançant une gamme de toupies biodégradables)
  • L’ouverture à des partenariats avec des créateurs de jeux indépendants et des associations de familles, pour inventer un matériel qui réponde parfaitement à la réalité de terrain
  • L’interopérabilité entre cabinet, école et domicile via des plateformes numériques collaboratives (JouéClub et Pabobo investissent le secteur en proposant de nouveaux services logistiques dédiés à l’orthophonie)
Tendance Innovateur/marque Bénéfice thérapeutique Exemple concret
Kits connectés Pabobo, Béaba Suivi individualisé, motivation ludique Synchroniser les points gagnés à la maison avec le parcours en cabinet
Éco-conception Ludi, Moulin Roty Moins d’impact environnemental, valorisation éducative Toupie ou cube tactile recyclable, consignée
Collaboration parent-praticien DJECO, JouéClub Personnalisation du matériel Jeu sensoriel conçu par un parent et édité en série limitée
Interopérabilité Klorofil, JouéClub Facilite l’inclusion Application mobile synchronisée avec kits de la classe et de la maison

Le fil conducteur qui se dessine est celui de la co-construction thérapeutique : loin des recettes figées, le matériel sensoriel s’adapte sans cesse, porté par l’expertise croisée des professionnels de santé, des familles, des enseignants et des industriels. Ce mouvement favorise l’autonomie progressive des patients et redéfinit profondément le rapport au soin.

Sens et valeurs : choisir son matériel sensoriel en 2025… et après ?

Au-delà de la technologie et de l’innovation, une constante demeure : l’impact humain. Les familles ou praticiens fidèles à Moulin Roty pour son ancrage affectif, les enfants attachés à la texture particulière d’une toupie Goki, les adolescents fiers de contribuer à la création d’un nouveau jeu DJECO : en 2025, la valeur du matériel sensoriel s’enrichit d’une dimension émotionnelle et identitaire.

  • Intégrer le patient au choix du matériel, pour renforcer l’appropriation et l’engagement
  • Valoriser les expériences singulières à travers des retours personnalisés
  • Se souvenir que l’objet sensoriel n’est qu’un support… au service d’une relation, d’un projet de vie et d’un plaisir d’apprendre renouvelé

La transformation profonde de l’orthophonie sensorielle ne fait que commencer. La sélection et l’utilisation du matériel, toujours plus créative, flexible et inclusive, constituent la clé de voûte d’une rééducation moderne, humaine et en constante évolution.

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